EcoFoG

 

Traits fonctionnels relatifs aux capacités photosynthétiques

Quatorze espèces d’arbres de la forêt tropicale guyanaise ont été étudiées afin de décrire la variabilité des traits fonctionnels relatifs à la photosynthèse par Coste (2002, 2005). Les mesures ont été réalisées en serre sur le campus de Kourou.

Données

Valeurs par espèce.

Résumé

Coste (2002)

Les principaux objectifs de ce travail étaient d’une part de décrire la variabilité des traits fonctionnels relatifs à la photosynthèse chez des espèces de Forêt Tropicale Humide Guyanaise, et d’autre part de déterminer si un ensemble de traits fonctionnels liés à la photosynthèse pouvaient caractériser des groupes d’espèces établis à partir de paramètres écologiques.

Des mesures des caractéristiques foliaires ont donc été réalisées sur des semis de quatorze espèces de forêt tropicale humide appartenant aux trois groupes écologiques d’étage (Favrichon, 1994) : héliophiles, hémi-tolérantes et tolérantes. Les capacités photosynthétiques ont été estimées à partir de l’ajustement de paramètres d’un modèle biochimique de photosynthèse foliaire (Farquhar et al., 1980) sur des courbes de réponses A-Ci, en condition de lumière saturante. Ont ainsi été estimées pour chacune des espèces, la vitesse maximale de carboxylation, Vcmax, et le flux maximal d’électrons photosynthétique, Jmax. Une très forte variabilité interspécifique a été observée au niveau des capacités photosynthétiques comme au niveau de la structure, de la composition en azote foliaire et de la fraction d’azote allouée aux processus de la photosynthèse (carboxylation, Pc et bioénergétique, Pb). Deux stratégies opposées ont été mises en évidence. Les espèces héliophiles, possèdent de fortes capacités photosynthétiques associées à de faibles quantités d’azote foliaire par unités de surface (Na) et de faibles densités foliaires. Les tolérantes elles, ont de forts Na et densités foliaires et de faibles Nm, associées à de faibles capacités photosynthétiques. Les performances photosynthétiques des espèces semblent plus liées à Pr et à Pb qu’à la structure et la concentration totale en azote des feuilles.

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Ce sont les héliophiles qui investissent le plus d’azote dans la Rubisco et la bioénergétique, les tolérantes, elles, semblent investir leur azote foliaire dans d’autres fonctions, comme peut être des fonctions de défense. Ces observations laissent penser que les compromis entre survie et croissance ne sont pas les même pour les deux groupes écologiques. Les hémi-tolérantes qui se distinguent par leurs fortes concentrations en azote foliaire, occupent sur l’ensemble des variables, une position intermédiaire entre les héliophiles et les tolérantes. Ces premiers résultats laissent penser que la caractérisation des groupes écologiques par des variables écophysiologiques est bien envisageable. Cependant, les capacités photosynthétiques foliaires seules, ne peuvent contribuer que partiellement à expliquer la composition spécifique et la structure des peuplements forestiers.

Les valeurs des traits fonctionnels par espèces, qui ont été à la base de l’analyse ont ainsi pu être intégrés à la base.


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Dernière mise à jour le 28/02/2011