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Variabilité interspécifique du δ13C

La composition isotopique en d13C est un indicateur de l’efficience d’utilisation de l’eau. L’étude de Bonal et al. (2000) mesurait à la fois d13C (‰) et la concentration en azote des feuilles (%). Elle a été menée sur 3 sites : Paracou, Saint-Élie SLD et Saint-Élie DVD (voir la comparaison des travaux sur les sols).

Des données non publiées sur 10 sites supplémentaires ne sont disponibles que sur demande auprès des auteurs.

Données

Valeurs par espèce.

Résumé

Bonal et al. (2000)

La composition isotopique du carbone des feuilles (d13C) est un indicateur de l’efficience d’utilisation de l’eau intrinsèque, définie comme le rapport vitesse d’assimilation de CO2/conductance stomatique pour l’eau. La variabilité interspécifique du d13C des arbres de la canopée a été étudiée dans trois parcelles de forêt primaire de Guyane française, dont les conditions climatiques sont similaires mais qui diffèrent par des caractéristiques de composition floristique et de drainage du sol. Les mesures ont porté sur 406 arbres au total, représentant 102 espèces (80 espèces étant communes aux trois parcelles).Une variabilité interspécifique de d13 d’une amplitude de 6‰ a été mise en évidence à l’intérieur d’un site. La comparaison des valeurs moyennes de d13C d’une espèce donnée pour des sites qui diffèrent montre l’existence d’une faible variabilité de d13C, ce qui suggèrerait l’existence d’un contrôle génétique des espèces pour le d13C. Des différences marquées des valeurs de d13C ont été trouvées par rapport :

(1) à la phénologie (taux de d13C respectivement de -29.7‰ et -31.0‰ parmi les espèces caducifoliées et sempervirentes) et
(2) à différents types de tolérance à l’ombre définis par les caractéristiques reflétant la dynamique de croissance en rapport avec les conditions lumineuses.

Les espèces héliophiles ont des valeurs de d13C plus négatives (d13C = -30.5‰) que les espèces hémi-tolérantes (-29.3‰). Les espèces tolérantes, quant à elles, présentent des valeurs de d13C encore plus négatives (-31.4‰) que les espèces héliophiles. L’interprétation écophysiologique de ces résultats reste peu élucidée. Les relations linéaires négatives observées entre d13C et le potentiel hydrique foliaire en milieu de journée (Ywmsuggèrent l’existence d’une relation négative entre d13C et la conductance hydraulique spécifique foliaire.

La discrimination isotopique du carbone à l’échelle du couvert (23.1‰) est similaire dans les trois parcelles, malgré les différences de composition floristique et de drainage du sol de ces parcelles, reflétant la proportion relative similaire des trois types de tolérance à l’ombre au sein des sites.

Les données intégrées à la base correspondent donc aux valeurs de d13C et de concentration en azote des feuilles mesurées sur 3 parcelles d’étude.


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Dernière mise à jour le 28/02/2011